De l’euthanasie à la reconnaissance des enfants illégitimes, en passant par la mode féminine, l’évolution des races, la boxe, la réhabilitation des jeunes délinquants, la pensée humaine, l’intelligence des animaux… voici le bilan social de l’œuvre de J. London.
Se référant aux théories sur l’évolution de C. Darwin, J. London propose, avec une pointe de naïveté parfois, son histoire de la civilisation qu’il résume en une errance, l’épée à la main, en quête de nourriture. Il considère également que l’industrie sera, sur le long terme, plus destructrice pour l’humanité que les guerres ne l’ont été. Même s’il prétend qu’il est plus difficile d’être ouvrier que soldat car les chances de survie dans une guerre sont plus importantes que celles d’un combat pour les droits sociaux dans une usine.
En nous repositionnons dans ces époques économiques et sociales incertaines, il rappelle que le socialisme promet, d’ici un certain temps, de donner à tous les hommes ce qu’ils ont envie de manger et de manger à leur faim aussi souvent (et longtemps) qu’ils le désirent. La plus grande réalisation des hommes sera peut-être alors de rêver à l’immortalité alors que nous n’aurons pas réussi à la réaliser.
Concernant l’évolution des espèces, et suite à ces différents romans sur les animaux, il considère que C. Darwin s’est donné du mal pour évoquer l’existence de la raison et de l’acquis chez les espèces animales alors que l’on tend à expliquer leur comportement par la théorie de l’instinct et du réflexe.