Ce roman expose les plaies de la vie britannique et les réalités communes de l'existence sociale. L'homme de la masse appartient à la partie de la classe ouvrière qui n'était pas organisée politiquement.
Premier des cinq romans utopiques qui inaugure un réquisitoire contre les méfaits du capital au détriment de l'homme social. Ce texte est surtout un reportage dans lequel on décèle quelques bribes de fiction romanesque à travers la description de l'asservissement des hommes par le travail. Ce n'est pas un livre charitable, mais un livre indigné (avec toute la récente résonance de ce mot dans notre société actuelle).
Véritable point de départ de l'inclinaison socialiste de J. London, de nombreux thèmes sont contenus dans ses pages : l'intoxication des individus, la pollution de l'environnement, les prémices de la révolution, le socialisme... comme une thèse de l'évolutionnisme (C. Darwin, H. Spencer) prise à rebours.