Un nouvel aspect du talent de J. London. Le climat des îles d’Hawaï l’incite à décrire des vies moins désespérées. Il devient alors tour à tour poète et ethnographe. En exaltant la coexistence des races, en défendant les religions indigènes contre le colonialisme cultuel du christianisme, il redevient cet écrivain qui mène ses combats et place son énergie au service de l’homme.
La terre et la mer sont les deux passions qui ont aimanté sa vie et qui l’ont contraint à écrire pour avoir le droit de les assumer. Il est intéressant et utile de se remémorer son attitude alors qu’il pouvait s’ancrer à Glen Ellen là où il ne dépendrait de personne dans cette vallée de la lune, son expérience ruineuse avec le Snark (nom donné à son bateau en hommage à Lewis Caroll). On aimerait enfin dire, si ce mot ne s’était pas dévalué, que c’est grâce au Snark que J. London a découvert l’exotisme.