J. London avait assigné à ce roman prioritaire : empêcher l'exécution de J. Oppenheimer, suite aux démarches de son ex-compagnon de cellule. ce roman est une description assez réaliste du milieu pénitentiaire et du stratagème employé par cet homme pour échapper à ses souffrances physiques et mentales : la petite mort.
Il s'agit d'une pratique de l'auto-hypnose lui permettant d'échapper à son enveloppe corporelle pour revivre des vies antérieures. D'où le débordement du livre sur la métempsychose, la réincarnation et la migration des âmes. Le matérialisme de J. London se heurtant avec ce roman à la suprématie du spiritualisme et de l'esprit. Ce roman, considéré comme son testament littéraire, est à l'image de son auteur, empli de contradiction et d’ambiguïtés. J. London compose un texte où son personnage oscille entre le coeur et la raison et apparaît très indécis devant la route à suivre entre le Bien et le Mal.
J. London atteste, dans un roman de fiction, la réalité de la réincarnation : "... l'esprit est la vie, l'esprit ne saurait mentir...".